Quand la brique cuit

Quand la brique cuit toute seule

Julien Blanchard et David Hoffmann développent leur brevet « HP2A ». Une usine, construite à Bournezeau, ouvre en 2018.
Avec eux, ce n’est pas la France des solutions, mais le monde des solutions. Julien Blanchard et son associé, David Hoffmann, avaient reçu, en août, la visite d’Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie. De passage en Vendée, le ministre avait voulu saluer la capacité d’innovation de la briqueterie Gillaizeau, à Chaillé-sous-les-Ormeaux. L’une des plus anciennes entreprises de Vendée, fondée en 1850.

L’innovation dans la briqueterie

L’innovation dans une briqueterie, c’est presque paradoxal. Depuis la nuit des temps, on extrait de l’argile pour fabriquer des tuiles ou encore de carreaux de faïence. En rachetant la briqueterie, Julien Blanchard a développé une gamme d’enduits pour l’intérieur ou l’extérieur de la maison, sous la marque Argilus. Un tabac, puisque sa marque est distribuée dans toute la France et même ailleurs.
Mais la véritable innovation résulte d’une rencontre avec David Hoffmann, ingénieur chimiste, et inventeur du brevet HP2A. Toujours à base d’argile, il s’agit de reconstituer la pierre. Le secret de ce nouveau matériau de construction réside dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de le cuire, contrairement aux briques ou au ciment. Les perspectives sont énormes. D’après l’industriel, on peut utiliser toutes sortes de déchets de construction, y compris du sable du désert, jusqu’alors inexploitable.
Développement du brevet HP2A
Mais pour développer le brevet, il faut construire une usine. Un temps imaginée à La Roche-sur-Yon, elle sera finalement construite à Bournezeau. À la clé, quinze emplois, pour commencer. Ouverture en 2018.
À la briqueterie de Chaillé-sous-les-Ormeaux, Julien Blanchard a présenté, en août, les esquisses de la future usine à Emmanuel Macron.